DJAMILIA (Tchinguiz Aitmatov)
 Type : Roman       Par : Tchinguiz Aitmatov
Résumé : Djamilia était vraiment très belle. Élancée, bien faite avec des cheveux raides tombant droit, de lourdes nattes drues, elle tortillait habilement son foulard blanc, le faisant descendre sur le front un rien de biais, et cela lui allait fort bien et mettait joliment en valeur la peau bronzée de son visage lisse. Quand Djamilia riait, ses yeux d’un noir tirant sur le bleu, en forme d’amande, s’allumaient… Et j’étais jaloux d’elle, comme les jeunes frères sont jaloux de leurs soeurs…
Biographie de l’auteur : Tchinguiz Aïtmatov est un écrivain kirghiz né à Shéker (province de Talas, Kirghistan) le 10 décembre 1928 et mort à Nuremberg (Allemagne) le 10 juin 2008.
Né à Shéker (ou Cheker), un village du nord-est du Kirghistan, alors république de l’Union soviétique, il est le petit-fils d’un berger nomade et fils d’un père un haut-fonctionnaire qui mourra dans les purges staliniennes en 1938 alors qu’il n’a que 10 ans. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il travaille dans les champs et en tant que secrétaire du soviet local, c’est lui qui à 14 ans à la charge d’apporter les lettres annonçant les morts au combat aux familles de son village[2].
Auteur de nouvelles décrivant la vie simple et difficile dans la jeune république socialiste kirghize, il écrit d’abord en kirghiz, notamment Djamilia (1958) et Le Premier Maître, qui seront adaptés au cinéma dès les années 1960. Djamilia est ainsi traduit en français dès 1959 par Louis Aragon ce qui contribue à lui donner une notoriété internationale.
Après l’indépendance du Kirghizstan en 1991, Tchinguiz Aïtmatov devient un personnage dominant sur la scène politique. A partir de 1990, il devient ambassadeur de l’URSS au Luxembourg puis jusqu’en 2008, ambassadeur du Kirghistan en Belgique.
Victime d’un malaise en Russie lors d’un tournage d’une adaptation cinématographiques d’un des ses romans, il meurt à 79 ans d’une inflammation pulmonaire dans un hôpital de Nuremberg en Allemagne le 10 juin 2008. Après que sa dépouille est exposée à la salle philharmonique de Bichkek, il est enterré le 14 juin, décrété jour de deuil national par le président kirghize Kourmanbek Bakiev, à une vingtaine de kilomètres de la capitale kirghize. Plus de 20.000 personnes lui ont rendu hommage.
Posted: septembre 22nd, 2009 under Biographie des auteurs, Littérature.
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 Un livre qui nous fait découvrir la bêtise et l’horreur de la guerre du Viêtnam.